À L'HEURE ALGÉRIENNE

« C’est un moment unique. Un moment qui ne revient pas. » Dans les rues d’Alger, un groupe de jeunes gar­çons et femmes pèsent la dimen­sion révo­lu­tion­naire de ce Hirak — « mou­ve­ment », en arabe — qui secoue le pays depuis main­te­nant le 22 février 2019.

 

Alger, July of 2019

 

Inattendue, exceptionnelle, magnifique. Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier la période historique que vit l'Algérie. Alors qu'il y a encore quelques mois, les Algériens et les Algériennes ne pouvaient pas se regrouper dans la rue -hormis pour les exploits sportifs des fénnecs-, ils battent le pavé depuis le mois de février, deux fois par semaine. Initié après l’an­nonce de la can­di­da­ture du désor­mais pré­sident déchu Abdelaziz Bouteflika pour un cin­quième man­dat, ce cycle de pro­tes­ta­tion a fait du che­min, élar­gis­sant ses reven­di­ca­tions « déga­gistes » à l’en­semble de la « issa­ba » : com­prendre « le gang » des diri­geants, fonc­tion­naires et hommes d’af­faires du sys­tème.

Et même si l'issue de ce Hirak est pour l'heure inconnue, le monde des possibles s'est ouvert. Reportage photo dans une Algérie en quête d'affranchissement. 

 

Dans les rues d'Alger, le 5 juillet 2019.

La Grande poste d'Alger, épicentre de la contestation de ce Hirak algérien

Elles sont Algéroises. Depuis le mois de février, elles descendent tous les vendredis afin de manifester dans les rues de la capitale. "On a résisté à la répression policière, à l'essouflement d'un mouvement qui dure, au Ramadan cumulé avec des forts chaleurs. Il sera difficile de nous arrêter" commente l'une d'entre elles. 

Depuis un balcon du centre d'Alger, un groupe de manifestantes regardent passer l'interminable cortège qui remonte de la rue Didouche Mourad jusqu'à la grande poste.

Dans un quartier d'Oran

Dans les ruelles de la Casbah d'Alger

Soir de victoire, place du 1er mai, à Alger.

Les étudiants manifestent tous les jeudi depuis le début ce Hirak. Drapeaux au vent, ils ne désarment pas après des mois de mobilisation

Enthousiasme.

Dans un café d'Alger

Un seul héros le peuple

Place du 1er mai, Alger

Laurent Perpigna Iban © Tous droits réservés