Chris Den Hond : « Les Kurdes sont en train d’écrire leur propre histoire » (Ballast)


L’anthropologue américain David Graeber n’en finit pas d’avancer que le Rojava « pourrait devenir un exemple pour le monde ». Nous serons sans doute plus modestes : ce territoire majoritairement kurde au nord de la Syrie a de quoi ravir, raison gardée. Mettre en place l’autogestion à l’échelle de notre bien modeste revue relève déjà d’une difficulté quasi insurmontable ; on ne saurait croire un seul instant qu’il puisse exister, en pleine guerre, un quelconque Éden de l’horizontalité libertaire (le géopolitologue Gérard Chaliand avance à raison que le Rojava se montre « remarquable » dans sa lutte contre Daech, « rude discipline » du Parti aidant). Nous retrouvons, pour en parler, le journaliste indépendant belge Chris Den Hond dans un café. Il parcourt la planète, désireux d’apprendre des révolutions qui s’y mènent pour nous aider à les mieux saisir ensuite — de Cuba au Nicaragua sandiniste en passant par les printemps arabes. C’est presque naturellement que ses reportages le conduisent, depuis plus de vingt ans, sur les routes du Kurdistan, ou plus exactement des Kurdistans. Avec Mireille Court et Stephen Bouquin, il vient de cosigner l’ouvrage La Commune du Rojava — L’alternative kurde à l’État–nation, aux éditions Syllepse.

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Laurent Perpigna Iban © Tous droits réservés