FOLKLORE DU QUOTIDIEN

Laurent Perpigna Iban

EN IMAGES : Méa Shéarim, l’impénétrable (MEE)

21/07/2019

Claquemurés dans un véritable séparatisme social, figés dans leur propre temporalité, les juifs ultra-orthodoxes de Méa Shéarim mènent la vie dure à l’État d’Israël, dont ils refusent majoritairement l’autorité, jusqu’à soutenir parfois le peuple palestinien. Immersion dans ce quartier aux allures d’enclave inaccessible. À quelques encablures de la vieille ville de Jérusalem, changement de monde. Voici Méa Shéarim (les cent portes, en hébreu), quartier construit en 1874, devenu aujourd’hui l’un des bastions des juifs ultra-orthodoxes, les haredim (craignant Dieu, en hébreu). Vestes noires et papillotes pour les hommes, jupes longues et tenues rigoristes pour les femmes, les ruelles de Méa Shéarim témoignent aujourd’hui de la vie dans les shtetl d’Europe de l’Est il y a deux siècles. Les haredim, effrayés par l’impact de la modernité sur leurs traditions, refusent toujours toute assimilation ; ils suivent à la lettre la Halakha, loi juive traditionnelle, et tâchent de maintenir leur mode de vie communautaire. Au cœur de ce quartier inhospitalier pour les visiteurs, véritable sanctuaire de silence et de rigueur, la retenue est d’or.

 

 

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Laurent Perpigna Iban © Tous droits réservés